Planifier un grand nettoyage commercial à Montréal cet été
Pourquoi juillet et août sont les meilleures semaines pour ce type de travail
Chaque été, la grande majorité des immeubles commerciaux de Montréal tournent à occupancy réduite pendant plusieurs semaines. Les bureaux se vident à moitié, certains locataires sont absents pour des périodes prolongées, et la circulation dans les aires communes chute de façon marquée. Pour un gestionnaire immobilier ou un responsable des installations, cette période représente une occasion concrète de faire des travaux qui sont pratiquement impossibles à réaliser quand l’immeuble est plein.
Ce qu’on observe régulièrement, c’est que ce créneau passe souvent sans qu’on en tire pleinement parti. L’entretien régulier se fait, bien sûr, mais les travaux périodiques qui nécessitent un accès prolongé ou sans interruption ne se réalisent tout simplement pas. Puis septembre arrive, tout le monde revient, et le fini de plancher du corridor principal est toujours aussi usé qu’à la fin du printemps.
La période de congés de construction, soit environ les deux dernières semaines de juillet, est particulièrement propice. Beaucoup moins de corps de métier circulent dans l’immeuble, ce qui réduit les débris et la saleté à l’entrée, et ça libère un accès sans contrainte aux planchers, aux cages d’escalier et aux espaces communs. Cette combinaison est difficile à trouver à n’importe quel autre moment de l’année.
Quels travaux sont réellement faisables pendant la basse saison
Une occupation réduite ne facilite pas magiquement tout type de nettoyage. Mais elle rend accessibles certaines catégories de travaux qui sont genuinement dérangeantes quand l’immeuble est en pleine activité.
L’entretien des planchers est l’exemple le plus évident. Décaper et réappliquer un fini sur un plancher en tuiles vinyle composites signifie que la zone doit être fermée pendant plusieurs heures. Faire ça en février avec un bureau plein crée des frictions importantes avec les locataires. Le faire en juillet avec les deux tiers du personnel absent, et on peut généralement travailler étage par étage sans grand problème.
Le nettoyage en profondeur des tapis entre dans la même catégorie. L’extraction à l’eau chaude laisse les tapis humides pendant un certain temps selon les conditions de séchage dans le bâtiment. C’est tout à fait gérable quand l’occupation est faible. Ça devient une source de plaintes quand l’immeuble est bondé.
D’autres travaux qui s’inscrivent bien dans ce créneau : nettoyage approfondi des hottes de cuisine dans les immeubles multilocataires, récurage des salles de toilette au-delà de la rotation régulière, nettoyage des diffuseurs de plafond et des surfaces en hauteur qui sont ignorées lors du service régulier, et attention aux salles de rangement ou aux corridors de service qui ne reçoivent que rarement un nettoyage digne de ce nom.
Le lavage de vitres mérite aussi d’être planifié pendant cette période, particulièrement pour les surfaces vitrées intérieures. Les cloisons de verre en bureaux à aire ouverte accumulent des mois d’empreintes et de traces que personne ne remarque vraiment jusqu’à ce que la lumière d’automne les révèle d’un seul coup.
Quelle est la différence entre le service régulier et un nettoyage en profondeur
La question revient souvent, et la réponse compte pour la planification. Un service d’entretien ménager commercial régulier maintient un immeuble propre au quotidien. Il couvre ce qui doit se faire de façon répétée : les toilettes, les poubelles, l’aspiration, le lavage des planchers, l’essuyage des surfaces. Cette fréquence est ce qui empêche un immeuble de se dégrader visiblement.
Un nettoyage en profondeur, c’est différent. Il s’attaque à ce que le service régulier ne peut pas raisonnablement traiter dans une visite quotidienne ou hebdomadaire : la saleté accumulée dans les joints de carrelage, la dégradation du fini sur les planchers durs, la saleté incrustée dans les tapis, les surfaces en hauteur, les zones qui ne sont tout simplement plus dans la rotation. C’est l’entretien qui protège l’état à long terme des surfaces et des matériaux de l’immeuble.
La plupart des immeubles bénéficient des deux. Un calendrier de nettoyage régulier ne remplace pas les travaux périodiques, et les nettoyages en profondeur ne rendent pas le service régulier inutile. Ils font des choses différentes. L’été, c’est le moment de planifier les travaux périodiques qui s’accumulent depuis l’automne.
Combien de temps à l’avance faut-il réserver
Pour un nettoyage en profondeur simple sur un seul étage ou dans une petite aire commune, quelques semaines de préavis suffisent souvent. Pour des travaux de décapage et cirage sur plusieurs étages, ou l’extraction sur une grande surface de tapis, plus tôt vaut mieux.
Les réservations pour les travaux de juillet et août commencent à se remplir en mai et au début de juin. Les semaines de congés de construction en particulier partent vite, parce que tout le monde qui a la même idée appelle à peu près en même temps. Si vous cherchez à planifier un entretien de plancher pour la fin de juillet et que vous appelez à la fin de juin, vous vous retrouvez avec peu de marge de manœuvre.
Une approche pratique consiste à regarder le calendrier d’entretien de votre immeuble au printemps et à identifier les travaux périodiques à réaliser pendant l’été. Définissez la portée des travaux, demandez une soumission et confirmez les dates avant que le calendrier des congés de construction soit surchargé. Ce n’est pas compliqué, mais ça demande de planifier quelques mois à l’avance plutôt que quelques semaines.
Quelles zones d’un immeuble commercial profitent le plus du nettoyage estival
Les halls d’entrée principaux et les paliers d’ascenseurs accumulent beaucoup d’usure que le service régulier ne peut pas corriger. Les entrées subissent le pire du trafic printanier et estival, incluant les débris extérieurs, le pollen et tout ce qui est rapporté depuis les chantiers de construction environnants. En 65 ans à entretenir des immeubles commerciaux dans le Grand Montréal, on a vu des planchers de halls passer de ternes et abîmés à vraiment présentables après un bon entretien estival, et ça se remarque quand tout le monde revient en septembre.
Les toilettes bénéficient d’un nettoyage approfondi des joints et d’un détartrage des équipements qui ne peut se faire correctement que quand le bâtiment est calme. La même chose s’applique aux salles de pause et aux cuisines communes, où la graisse et la saleté s’accumulent dans des endroits que le nettoyage quotidien n’atteint pas.
Les cages d’escalier sont souvent négligées. Elles reçoivent une attention régulière en théorie, mais elles sont aussi les premières à être sautées quand l’équipe manque de temps. L’été, c’est le bon moment pour les remettre à niveau correctement.
Les tapis dans les salles de réunion et les bureaux fermés, des zones à faible circulation qui ne sont pas nettoyées aussi souvent que les corridors, méritent d’être traités avant l’automne. La saleté incrustée qui reste dans un tapis tout l’hiver est beaucoup plus difficile à éliminer au printemps suivant.
Les erreurs les plus courantes dans la planification de ces travaux
L’erreur la plus fréquente est de traiter la période estivale comme un événement unique plutôt que comme une fenêtre de planification. Tout l’été n’est pas également accessible. Certaines semaines voient plus de vacances que d’autres, et certains étages restent plus achalandés que le reste de l’immeuble même en juillet. Un bon plan en tient compte en échelonnant les travaux plutôt qu’en essayant de tout faire en même temps.
La deuxième erreur courante est d’attendre que l’immeuble soit complètement vide avant de planifier quoi que ce soit. Dans la grande majorité des immeubles commerciaux montréalais, ce moment n’arrive jamais vraiment. Planifiez en fonction d’une occupation réduite, pas d’une occupation nulle, et vous aurez beaucoup plus de latitude.
La coordination a son importance aussi. Parlez à votre prestataire de services assez tôt pour qu’il puisse préparer une portée de travaux réaliste. L’entretien des planchers, l’extraction sur tapis et le nettoyage des surfaces en hauteur nécessitent chacun du matériel différent, des équipes différentes et une planification différente. Appeler deux semaines avant la date souhaitée en demandant les trois en même temps n’est pas une recette pour un bon résultat.
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