Nettoyage multi-locataires vs locataire unique : ce qui change vraiment

Entretenir un immeuble occupé par une seule entreprise et entretenir un immeuble partagé par dix ou douze locataires différents, ce n’est pas le même travail. Les différences touchent la façon dont les routes sont structurées, comment les priorités changent d’un étage à l’autre, comment l’accès est géré et comment la reddition de comptes fonctionne d’un quart de travail à l’autre. Comprendre ces différences, c’est la base d’un programme d’entretien ménager commercial qui fonctionne vraiment.

En quoi le type d’occupation change-t-il l’opération de nettoyage?

Dans un immeuble à locataire unique, l’équipe d’entretien travaille dans une seule relation d’affaires. Un client, un ensemble de priorités, un point de contact. La portée des travaux peut être calibrée avec précision selon la façon dont l’entreprise utilise ses espaces. Si l’étage de la direction est peu achalandé le vendredi, l’horaire le reflète. Si le côté entrepôt tourne tard le soir, l’équipe s’ajuste en conséquence. Le flux de travail est linéaire et relativement prévisible.

Dans un immeuble commercial multi-locataires, l’équipe dessert en pratique plusieurs clients en même temps, même si le contrat passe par le gestionnaire immobilier ou le propriétaire d’immeuble. Un cabinet juridique au quatrième étage n’a pas les mêmes attentes qu’une agence de marketing au deuxième, et une clinique médicale au rez-de-chaussée fonctionne selon des standards complètement différents des deux autres. En 65 ans à entretenir des immeubles commerciaux dans le Grand Montréal, on a vu cette dynamique se répéter dans des centaines de propriétés. Les immeubles qui roulent bien sont ceux dont la portée des travaux a été rédigée dès le départ en tenant compte de cette complexité.

Qu’est-ce qui change dans la route de nettoyage quotidienne?

Dans un immeuble à locataire unique, la route de nettoyage du soir suit généralement une séquence logique zone par zone, alignée sur la façon dont l’espace est organisé. Aires communes, espaces de bureau ouverts, bureaux privés, salles de bain, cuisinettes, arrière-boutique. L’équipe apprend l’immeuble rapidement et gagne en efficacité avec le temps.

Dans un immeuble multi-locataires, la route devient superposée. Les aires communes, incluant le hall d’entrée, les ascenseurs, les cages d’escalier et les salles de bain partagées, sont entretenues selon un horaire fixe qui appartient à l’immeuble, pas à un locataire en particulier. Chaque étage ou local loué peut avoir sa propre fréquence de nettoyage, ses propres exigences d’accès et sa propre liste de tâches. Une plaza commerciale sur la Rive-Sud ou un immeuble à usage mixte à Laval peut regrouper des locataires avec des heures d’ouverture complètement différentes, ce qui oblige l’équipe à séquencer son travail autour de portes qui s’ouvrent et se ferment à des heures variées.

Les transferts de quart prennent encore plus d’importance dans les environnements multi-locataires. Quand un préposé à l’entretien s’occupe du hall et des aires communes pendant qu’un autre travaille dans les locaux individuels, la communication sur ce qui a été fait, ce qui a été sauté faute d’accès et ce qui nécessite un suivi le lendemain soir est essentielle. Sans un système de transfert fiable, des tâches passent entre les mailles et le gestionnaire d’immeuble l’apprend par les locataires avant d’en entendre parler de l’équipe.

Comment la gestion des accès fonctionne-t-elle avec plusieurs locataires?

L’accès est l’une des différences opérationnelles les plus concrètes entre les deux types d’immeubles. Dans un immeuble à locataire unique, l’équipe d’entretien a généralement accès à l’ensemble du plateau, coordonné par un seul responsable des installations. Clés, cartes d’accès et codes d’alarme sont gérés dans le cadre d’une seule relation.

Dans un immeuble multi-locataires, l’accès est fragmenté. Certains locataires fournissent clés et codes sans problème. D’autres restreignent l’accès aux heures supervisées seulement. Certains locaux peuvent être inaccessibles certains soirs à cause de réunions tardives, d’environnements de travail confidentiels ou simplement de la préférence du locataire. La portée des travaux doit en tenir compte explicitement, en définissant quelles zones sont nettoyées chaque soir par rapport à celles qui le sont selon l’accessibilité, et quel est le protocole quand un espace ne peut pas être desservi à l’horaire prévu.

Auprès de plus de 500 clients dans le Grand Montréal, on a constaté que les immeubles où les protocoles d’accès sont documentés par écrit au départ du contrat ont beaucoup moins de litiges sur ce qui a été nettoyé ou non. Quand c’est écrit, il n’y a pas d’ambiguïté.

Comment les aires communes sont-elles priorisées différemment?

Dans un immeuble à locataire unique, chaque pied carré appartient à ce locataire. Il n’y a pas de distinction entre espace commun et espace loué du point de vue de l’entretien. Le client est responsable du résultat sur chaque surface.

Dans un environnement multi-locataires, les aires partagées ont un poids disproportionné. Le hall d’entrée est la première chose que chaque locataire et chaque visiteur voit. Les ascenseurs sont utilisés par tout le monde. Les salles de bain communes de chaque étage reflètent sur la gestion immobilière, pas sur un locataire en particulier. Les zones de plancher à fort achalandage dans les corridors partagés s’usent beaucoup plus vite que les bureaux privés et doivent être traitées en conséquence, que ce soit par une désinfection des points de contact plus fréquente, un système de tapis d’entrée de meilleure qualité ou des cycles d’entretien périodique des planchers planifiés lors des périodes de faible occupation à l’échelle de l’immeuble.

Dans les édifices à bureaux de classe A multi-locataires à Montréal, Laval et l’Ouest-de-l’Île, on recommande généralement que les aires communes partagées reçoivent une attention à chaque soir de service, peu importe ce qui se passe dans les locaux individuels. Laisser un hall d’entrée sans attention adéquate pendant deux soirs parce que l’équipe manquait de temps est exactement le genre de chose que les locataires remarquent immédiatement et dont le gestionnaire d’immeuble entend parler le lendemain matin.

À quoi ressemble la portée des travaux pour chaque type d’immeuble?

Une portée des travaux bien rédigée pour un immeuble à locataire unique est relativement compacte. Elle définit les tâches, les fréquences et les standards pour un espace unifié avec un seul décideur. Les ajustements se négocient une fois et s’appliquent à l’ensemble de l’immeuble.

Une portée des travaux pour un immeuble multi-locataires doit être structurée en couches. La couche de base couvre les aires communes de l’immeuble dans le cadre du contrat de gestion immobilière. Chaque couche additionnelle couvre les locaux individuels des locataires, qui peuvent être contractés séparément ou regroupés, et chaque couche de local nécessite sa propre liste de tâches, son propre horaire de fréquence et son propre protocole d’accès. Les repères en pieds carrés, les horaires de nettoyage et les points de contrôle de la reddition de comptes doivent tous être définis au niveau du local aussi bien qu’au niveau de l’immeuble.

Depuis 1961, on a travaillé avec toutes les variantes possibles de cette structure dans le Grand Montréal. Des immeubles à Vaudreuil-Soulanges où un seul propriétaire occupe deux des trois étages. Des immeubles professionnels sur la Rive-Nord où chaque local est une spécialité médicale différente avec des exigences sanitaires différentes. Des propriétés à usage mixte au centre-ville de Montréal où le commerce de détail, les bureaux et la restauration partagent le même contrat d’entretien. L’approche opérationnelle doit correspondre à la configuration réelle de l’immeuble, pas à un modèle générique.

La différence fondamentale entre l’entretien multi-locataires et locataire unique, c’est la complexité à chaque couche, des routes à l’accès en passant par la reddition de comptes. Les immeubles qui traitent les deux scénarios de la même façon se retrouvent avec des programmes qui ne servent bien ni l’un ni l’autre. Chez Can-Jan Inc., on aide les gestionnaires immobiliers et les propriétaires d’immeubles à Montréal à bâtir des programmes d’entretien ménager commercial qui reflètent la façon dont leurs immeubles fonctionnent réellement. Contactez-nous pour discuter de la façon dont on peut soutenir votre immeuble.

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